FONDATRICES & FONDATEURS

Alexandre Boisson - porteur du projet

« Ce que l'homme ne veut pas apprendre par la sagesse, il l'apprendra par la souffrance. » a dit Melkisedech...Je n'ai pas eu le parcours d'un homme sage et j'ai appris en traversant des souffrances personnelles. 

Dès l'âge de 12 ans je dois, dans ma propre famille, protéger ceux que j'aime de comportements dangereux. A 19 ans, j'entre dans la Police Nationale, à 24 ans je suis à la BAC nuit Paris. La BAC, on n'en ressort pas indemne. C'est la réalité que bien des gens refusent de voir. L'ultra-violence existe déjà - en parallèle de la vie tranquille de M. Toulemonde, dans une société qui repose sur des fondamentaux économiques et énergétiques stables. Un effondrement d'une société qui n'aurait pas construit la solidarité nécessaire et des tactiques de résilience, ce serait une sérieuse brèche... En 2002, j'entre au service de protection des personnalités puis au groupe de sécurité du président de la république. En 2011 c'est l'accident de conscience pour moi avec le déclenchement de la guerre en Libye. Je claque la porte de l'Elysée. Une expédition au Caucase me permet de mieux comprendre les rouages de notre dépendance. J'approfondis grâce au livre Or Noir de Mathieu Auzanneau. A partir de 2013, je construis des stratégies basées sur cette approche systémique. Je passe mon temps à analyser, à ne pas vouloir me mentir, à vouloir comprendre. Je contribue, dès lors, à de nouveaux modèles de résilience (et donc de sécurité) face aux risques à venir. En co-fondant SOS Maires, j'alerte sur l'urgence d'une résilience alimentaire locale et la nécessité de soutenir les initiatives au niveau communal. Avec Existence B, l'ambition est de faire société autrement. Progressivement, au cours de mon parcours de vie, j'ai eu l'intuition qu'il fallait considérer la protection (et sa conséquence, la sécurité) sur de multiples dimensions. J'en suis arrivé à la conclusion que la sécurité est le fondement de toute existence. Quand on est en sécurité, la vie peut s'épanouir.

Et justement, dans Existence B je veux être celui qui accompagne, soutient, permet aux autres de vivre leur énergie créatrice. Chacun-e a un talent, une mission. Pour moi, chacun-e peut trouver sa place dans l'équation de la sécurité car tous les talents sont interconnectés, compatibles, co créateurs de l'Existence B qui va être bâtie.

Profil LinkedIn

SOS Maires

Céline Basset

Éco-féministe & citoyenne du Monde, je ne fais aucune différence entre les êtres vivants de cette planète. J'ai 3 casquettes :

L'Agricultrice Voyageuse : Je suis la fondatrice de Blue Soil. Entreprise agricole qui promeut l'agriculture régénérative.

L'inventrice qui se dit Oui : J'ai déposé un brevet en 2019 pour ce procédé innovant utilisant l'interaction du monde de l'eau avec le monde terrestre.

La Formatrice Pointilleuse : Je suis présidente d'Archimède, incubateur de projets. Stages, ateliers et évènements financent l'installation des micro-fermes dans le monde pour ceux et celles qui n'ont pas les moyens.

Au sein d'Existence B, mon rôle consiste donc à uploader ces savoirs-faire dans les cerveaux des acteurs du changement et à installer les micro-fermes.

Site Blue Soil

Site Archimède 

Gaël Musquet - Chevalier de l'ordre national du mérite

Je suis né en Guadeloupe en 1980. Petit, je voulais être prix Nobel d'astrophysique. Je garde en souvenir d'enfance mon île ravagée par l'ouragan Hugo en 89. Mes parents avaient tout préparé pour faire face à cette crise, mon père était banquier, on était assuré, ils avaient respecté les consignes. On a tous vu au fil du temps à quel point il fallait rester humble par rapport aux éléments naturels. Je suis arrivé dans l'hexagone en 2001 pour poursuivre des études de météorologie - je suis spécialisé dans les vortex, les nuages turbulents, les tornades, les ouragans - pour pouvoir être capable de transmettre ces compétences scientifiques et techniques à l'île qui m'avait vu naître. Puis, je suis devenu hacker. Le hacking c'est toujours poser des questions, toujours se dire « ok, tu as un principe, un système, une organisation : comment on peut améliorer, comment on peut faire mieux avec moins, avec moins d'énergie, avec moins d'eau ...». Et ça, c'est vraiment au coeur de mon action dans tous les domaines, organisationnels, humains, technologiques. C'est toujours remettre en question ce qui s'est passé, pour pouvoir faire mieux et transmettre.

Après le séisme en Haiti, je me suis engagé au sein de SOS Méditerranée sur la supervision de la position du navire et de la connectivité internet à l'intérieur de l'Aquarius. Après toutes ces phases d'urgence, j'ai perçu à quel point il est important qu'on soit prêt en temps de paix, parce qu'on est très peu efficace en urgence. On dépense beaucoup d'énergie, beaucoup d'argent, beaucoup de temps à faire des choses qui auraient pu être faites beaucoup plus simplement en temps de paix. C'est pour ça que je me focalise désormais essentiellement sur les aspects de prévention des catastrophes, quelles qu'elles soient, pour pouvoir préparer les territoires qui, de manière cyclique, sont soumis aux aléas de la nature, des tsunamis, des ouragans, des épidémies. Les îles sont de grands laboratoires à ciel ouvert pour pouvoir anticiper sur les enjeux de nourriture, d'énergie, de communication, d'organisation. Depuis 2011, nous mettons en place 2 à 3 exercices par an avec 800 000 personnes qui évacuent leur maison, leur lieu de travail, leur école, pour faire face à un tsunami virtuel. Il faut les faire bouger en quelques dizaines de minutes et les confiner pendant 2 à 4 heures sur les hauteurs.

Je tire deux constats de ces expériences. Le premier, c'est qu'on n'a pas cette culture du risque, malheureusement, en France et qu'il faut effectivement avoir une dimension très opérationnelle dans la prévention. Le second, c'est que sur les enjeux de résilience, le boulot est à 80 % humain et à 20 % technique. Parce que tant que les gens ne sont pas confrontés et qu'ils ne sont pas acteurs dans le cadre d'exercices, d'évacuation ou d'entraînement de leur propre rôle, ils ont du mal à se projeter, à imaginer ce que ça a comme impact social. On se rend compte à ce moment-là, à quel point les réseaux de solidarité, l'humain, a un rôle très important au-delà de la technique. Dans Existence B je veux partager cette culture du risque. J'ai également à coeur un objectif social, celui de permettre aux enfants (tous !) de prendre conscience du rôle qu'ils ont à jouer après la crise que nous traversons pour relever la société. Ils ne sont pas à côté de l'équation, ils font partie de l'équation.

Site SOS Méditerranée

Site Vie sauve

Site SOS Méditerranée

Site L'Hermitage

Site HAND.team (Hackers Against Natural Disasters)

Julien Wosnitza

Auteur de "Pourquoi tout va s'effondrer", fondateur de l'association "Wings of the Ocean" un navire école écologique (ayant pour mission de retirer du plastique, des filets fantômes et faire des recherches scientifiques), précédemment membre de l'équipage Sea Shepherd Global (association attachée à la protection des océans et de ses espèces).

Je suis convaincu que la seule solution, c'est d'agir au quotidien. Toute la journée sur le bateau, on voit du plastique et des paysages magnifiques pollués par des particules n'ayant rien à faire dans l'océan. Ça vous fait prendre conscience que le crash de la biodiversité est bien là. 

Site Wings of the Ocean

Site Sea Shepherd Global

Dr Sylvie Dethiollaz

Je suis la directrice de l'Institut Suisse des Sciences Noétiques (ISSNOE) qui a pour but l'étude de la Conscience à travers les états modifiés de conscience dits non-ordinaires et l'encouragement d'une recherche pluridisciplinaire à leur sujet, ainsi que l'étude méthodique et scientifique des relations entre l'esprit et la matière, entre la psychologie et la physique. 

ISSNOE est un lieu unique en Suisse, et même au monde, qui regroupe des professionnels ayant développé au cours du temps une très grande expertise dans le domaine des états modifiés de conscience non-ordinaires.

SIte de ISSNOE

Maxime de Rostolan

Ingénieur de formation, j'ai fait un tour du monde de 2 ans en camion pour découvrir les problématiques liées à l'eau dans le monde. 

Ensuite pendant 7 ans, je me suis focalisé sur l'éducation, en créant des supports pédagogiques sur le développement durable. En parallèle de quoi j'ai monté Blue Bees, une plateforme de financement participatif, dédiée à l'agroécologie.

Après j'ai découvert le biomimétisme, et ai donc creusé le sujet jusqu'à crée l'association Biomimicry France...et le biomimétisme m'a amené à la permaculture avec une prise de conscience des enjeux agricoles. En 2013, je me suis formé au maraîchage et ai créé l'association Fermes d'avenir, que j'ai dirigée pendant 5 ans dans la continuité de la création d'une première ferme en Touraine.

Très rapidement, je me suis beaucoup engagé sur des notions de lobbying notamment les états généraux de l'alimentation. Au bout de 6 ans, j'ai décidé de quitter l'association car j'avais l'impression d'être arrivé au bout de l'exercice, convaincu que les freins n'étaient pas techniques mais bien politiques.

J'ai alors lancé un mouvement de lobbying citoyen : La Bascule. Avec des jeunes partis s'installer sur un premier lieu en Bretagne et maintenant d'autres lieux de transformation personnelle et de territoire par l'engagement.

Me voilà à un moment d'assimilation profonde du caractère systémique de la société. Il va falloir sortir du monde normal et trouver des alternatives, notamment en se concentrant autour de projets concrets ancrés dans leurs territoires.

Je suis convaincu qu'il n'y aura pas de transition écologique sans transition démocratique et pour la faire, il faut embarquer les citoyens. Comment ? En les faisant rêver, en leur montrant des choses belles, qui donnent envie. C'est l'enjeu des projets qui doivent émerger demain.

Blue Bees

Biomimicry Institute 

Fermes d'avenir 

Les états généraux de l'alimentation 

La Bascule 

Evelyne Adam

Il y a de ça 30 ans, Evelyne a ressenti en elle la nécessité de créer un habitat en adéquation avec sa philosophie de vie : le spot de vie. Le spot de vie, c'est lorsqu'on sent en soi l'évidence d'être et de faire quelque chose qu'on révèle à soi-même et donc à l'humanité. Elle a alors réalisé un habitat à même le sol, une sorte de dôme fait de chaux et de chanvre aux formes organiques. Créé de Ses mains telle une sculpture et appelé Kerterre. A l'intérieur de cette création révélée à elle-même et au monde extérieur, elle y a vécu, y vit encore, ses enfants y ont grandi. Oui ils ont grandi dans un endroit du globe, en Bretagne, choyés dans cette bienveillance matérialisée de chanvre et de chaux. Cette bienveillance qui était partie de son cœur, qui avait traversé ses mains pour façonner cette matière devenue pierre avec le temps, c'est comme l'amour d'une maman qui sait traverser les époques. Les pierres de châteaux fort et les ruines des empires racontent les histoires des hommes. Si la Kerterre pouvait parler, elle saurait raconter que bien des êtres sont venus s'y ressourcer. Depuis cette première création, Evelyne a inspiré d'autres femmes à se sentir architecte d'une autre réalité, la leur. Des hommes aussi, sur place, au milieu des kerterres ont réalisé le pouvoir créatif que nous portons tous en nous. Telle une enveloppe amniotique, la vie créative des êtres humains se développe dans ces œuvres, que ces êtres font eux-mêmes. Alexandre Boisson en a été témoin, ces personnes vivent leur réalité Kerterrienne. Une réalité protectrice de la planète Terre, une réalité en appel à un futur souhaitable pour les écosystèmes planétaires et l'humanité entière. Le fluide amniotique dans le ventre d'une mère permet aux cellules de s'organiser et au bébé de se développer avant de naître à la vie, et la Kerterre semble pourvue des mêmes énergies. Depuis sa première création il y a 30 ans, Evelyne n'a cessé de voir des spots de vie se révéler à eux-mêmes. Evelyne Adam va contribuer à écrire une autre réalité à l'échelle d'une société, à accompagner cette odyssée d'une nouvelle vie.

Site Kerterre

Jean-Paul Augereau

Ingénieur de formation en Génie Mécanique et Electrique. Diplômé d'un 3ème cycle en Finances et Marketing International, M. Augereau fonde sa première entreprise à 27 ans et fort de son succès devient par la suite un dirigeant d'entreprises florissantes en France et à l'Etranger. Durant 15 ans, il dirige simultanément trois entreprises dans l'impression et l'industrie textile et parcourt le monde. La recherche de la performance et la pression quotidienne l'éloignent de sa famille et de son entourage.

En 2002, il est stoppé dans son ascension par un grave accident qui manquera de lui coûter la vie. Suite à la consommation d'eau non potable lors d'un de ses voyages à l'étranger, il contracte une septicémie qui le cloue à l'hôpital. Il ne devra alors sa suivie qu'à une greffe humaine de valve aortique suivie d'une longue convalescence. Recevoir cette greffe change radicalement sa vision de la vie. A 40 ans, il recherche ce qui a du sens pour lui. Il souhaite donner quelque chose au monde et se consacrer enfin aux autres. Puisqu'il a été malade à cause de l'eau, il décide d'œuvrer dans ce secteur pour le bénéfice des plus démunis. Alors qu'il dirige une entreprise de traitement des eaux et de recyclage, il passe 10 ans à concevoir un équipement simple, facile à mettre en œuvre et durable pour donner « à boire au monde « de l'eau propre. La fontaine Safe Water Cube est née ainsi que sa « deuxième » vie associative et humanitaire. Jean-Paul Augereau décide de créer le Fonds de dotation Safe Water Cube et l'Association Agir Ensemble en Août 2016 et de mettre tous les moyens en œuvre dans le but d'agir mondialement et essentiellement dans les pays en voie de développement.

Site Safe Water Cube

Marjolaine Gaudard - porteuse du projet

J'ai été élevée par des parents humanistes qui n'ont pas hésité à ouvrir leur foyer à ceux qui en avaient besoin. J'ai ainsi eu tôt conscience de la chance que j'avais. J'ai grandi dans le 94, dans une ville avec des personnes de toutes origines sociales et culturelles. Puis j'ai fait des allers-retours entre des mondes, un collège en ZEP avec des problèmes de violence puis un lycée privé, la fac puis une école de commerce, cadre marketing avant de me former à l'écriture de scénario. Je n'aime pas les microcosmes et l'entre soi. J'aime quand les personnes se mélangent parce que ça donne naissance à de belles idées. C'est ce qui me plaît dans ce projet Existence B : nouer des liens entre des personnes portant des visions a priori très éloignées, tisser des liens entre des idées.

Animée par ce désir de faire se connaître des mondes, de faire se comprendre des personnes et par l'envie de porter la connaissance à tous, j'ai adopté les outils de l'écriture et de la facilitation graphique. Artisane de l'écoute et du verbe, armée de mes stylos je choisis les bons mots et transforme des notions parfois complexes, en synthèse visuelle composées de dessins et de mots-clés.

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Site pro


Dr Patrice Guichard

Je suis un hacker, expert en cybersécurité et en management du risque dans le domaine des nouvelles technologies, expert judiciaire à la cour d'appel de Paris.

Mon entreprise, Celteam s'appuie sur une dizaine de spécialistes, anciens du RAID, de la DGSE, du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) ou encore de la communauté NTECH de la gendarmerie. 

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CELTeam

Arthur Keller

Je suis le monsieur « systémique » d'Existence-B.

Après une formation d'ingénieur et plusieurs années de management commercial dans l'industrie puis les nouvelles technologies, j'ai été directeur de la communication d'une ONG de préservation marine, coordinateur national de la commission Environnement de Nouvelle Donne et Directeur Programme de la campagne présidentielle de la candidate citoyenne Charlotte Marchandise-Franquet, en 2017.  Dans ce cadre, j'ai piloté l'élaboration d'un programme de transition vers la résilience pour la France.

J'ai également une formation et plusieurs années d'expérience en écriture scénaristique et en réalisation audiovisuelle.

Je suis aujourd'hui spécialisé dans les risques et vulnérabilités systémiques et les stratégies de résilience, domaine dans lequel je travaille aujourd'hui comme expert indépendant, consultant, formateur, conférencier et auteur. J'étudie les mécanismes de la pédagogie et de la mobilisation et enseigne également l'usage des récits comme outils de transformation.

Permaculteur certifié, j'ai travaillé sur les conditions de la résilience alimentaire et énergétique des territoires.
J'interviens comme professeur dans plusieurs grandes écoles : Mines ParisTech, Ponts ParisTech, AgroParisTech, EISTI. 

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Bruno de Closmadeuc

Je suis un homme de bâtiment. Pendant 40 ans, j'ai fait de l'agencement tous corps d'état. Puis j'ai progressivement lâché la partie agencement pour partir à fond vers l'exploration des énergies nouvelles. Avec une règle : E+, Carbone - c'est-à-dire fournir de l'électricité pour diminuer le taux de carbone. J'ai fondé T-SOLARIS (toitures dynamiques, 45 000 mètres carrés posés en France). Je suis également cofondateur du Rotary Paris Tour Eiffel et membre du conseil d'administration de l'ICH (association des professionnels de l'Immobilier, de la Construction et de l'Habitat).

A Existence B, je suis maître d'oeuvre de la partie habitat et énergie. Nous avons monté un atelier AutoHome résilient sur le principe de l'amélioration continue, avec un incubateur permettant de développer de nouvelles technologies.
L'équipe composée de chercheurs, de techniciens, architectes, etc met en place une base, une boîte à outils évolutive, un « légo » où l'on viendra puiser en fonction des lieux, des personnes, les besoins nécessaires à la création d'écolieux résilients sur tout ce qui concerne l'habitat et l'énergie dans le concept et selon la charte d'Existence B pour notre planète.
Sans cesse nous ferons évoluer, rechercherons des nouvelles technologies à adapter selon les sites.
C'est passionnant car nous sommes en train de construire de nouveaux modèles d'habitats et d'énergies autonomes. J'aime l'idée que les gens peuvent construire eux-mêmes leur maison (auto construction), c'est fondamentale dans la philosophie du projet (avec de l'aide bien sûr d'un centre de formation intégré).
En ce qui concerne les sources d'énergie elles sont multiples photovoltaïques, Eolien, hydrogène.. On travaille aussi sur le sujet de la récupération des eaux de pluie, du recyclage des eaux noires... pour chaque site, on recherchera la solution technique.
Aujourd'hui nous savons qu'à partir du moment où on a le permis de construire et le budget en quatre mois on est capable de sortir un village. Par la suite, l'idée est bien sûr d'ouvrir nos connaissances, nos apprentissages à tous, pour que le modèle soit dupliqué à l'échelle nationale.
J'ai immédiatement adhéré à la vision d'Alexandre : pour moi la sécurité est la clé de voûte. Je suis également convaincu de l'importance d'une organisation horizontale pour que ce type de projet aboutisse et se développe avec Harmonie dans l'autonomie, de l'autosuffisance alimentaire pour le bien de l'humanité.
Site T-Solaris

Vidéo Youtube

Valérie Cabanes

Je suis juriste en Droit International, spécialisée dans les Droits de l'Homme et le Droit humanitaire. Je suis impliquée dans la défense des droits des peuples autochtones et la reconnaissance des droits de la nature et, à ce titre, je conseille l'initiative des Nations Unies «Harmony with Nature». J'ai co-fondé en France l'ONG Notre affaire à Tous qui œuvre en faveur d'une justice climatique et est à l'origine de l'Affaire du siècle. En 2013, j'ai lancé une initiative citoyenne européenne sur le crime d'écocide en France, puis en 2015 un mouvement citoyen mondial nommé End Ecocide on Earth qui plaide pour l'inscription dans le droit pénal international du crime d'écocide. J'ai publié «Un nouveau Droit pour la Terre, pour en finir avec l'écocide» (Seuil, 2016) et « Homo Natura, en harmonie avec le vivant » (Buchet/Chastel, 2017).

Le droit fait forcément appel à la philosophie voire même à la cosmogonie, c'est-à-dire à notre rapport au monde, à la manière dont on regarde le monde. Or le problème de l'occident, c'est qu'il regarde la terre entière comme sa propriété et comme un puits infini de ressources.

Dans Existence B, l'idée est d'expérimenter un renversement d'échelle de normes, en considérant la nature sujet de droit et en permettant à chacun de ses éléments de défendre le rôle qu'il a à jouer pour maintenir la vie. On pourrait imaginer de créer un parlement entre humains et non humains. Le collectif humain qui occupe un territoire, partirait du principe qu'il occupe ce territoire en partage avec les non humains et qu'il reconnaît ses liens d'interdépendance avec les espèces vivantes, végétales, animales qui sont autour de lui.

Dans ce parlement, les intérêts des éléments de la nature sont défendus, parfois même en conflit avec les intérêts des humains, dans une quête d'harmonie et d'équilibre entre tous et ce, afin que les conditions de vie soient optimales pour tous.

Site Un Droit pour la Terre

Site Harmony with nature

Site Notre affaire à Tous

Site End Ecocide

Wikipedia


Alice Vivian

Je suis conférencière et formatrice en gestion de stress, bien-être au travail et activation des talents, et professeure de yoga. Après 9 ans en agence de communication, et des tiraillements de plus en plus forts, j'ai tout plaqué pour partir à la rencontre de projets d'innovation sociale. Ça a été à la fois un moment assez fantastique à la découverte de moi-même, de l'autre mais aussi de ce que pourraient être des projets d'écologie, de vivre ensemble et d'éducation demain. A mon retour à Paris, j'ai rencontré les deux fondateurs de l'Institut des Futurs souhaitables. C'était les prémices de ce projet inspirant. J'ai pris le poste de directrice de la communication. Durant 5 ans, j'ai travaillé sur ces sujets de prospective en rencontrant ceux qui réinventent l'agriculture, l'entreprise, l'éducation, la culture... bref des gens qui se questionnent sur un nouveau récit pour demain. Mais je menais une double vie : la semaine on repensait le monde de demain, mais beaucoup dans la tête, et le week-end j'étais professeure de yoga, et là j'étais beaucoup dans le coeur et dans le corps.

Or le yoga parle d'union. Yog, en sanskrit, ça veut dire réunir, unir. Et un des points de philosophie du yoga est la connexion entre le corps et l'esprit, entre soi et les autres, et entre soi et le vivant. J'avais toujours la même intention : contribuer à la réinvention de ce monde. Mais je me suis rendue compte que je n'avais pas envie de dissocier la tête du corps et que je trouvais que cette idée de réunion était devenue essentielle aujourd'hui.

Sur un plan plus personnel, j'ai eu à traverser un moment très douloureux sur le plan intime et un évènement traumatisant. Ces traumas de vie, je n'ai pas réussi à les guérir avec des thérapies conventionnelles. J'ai transformé des choses avec le corps que je n'avais pas réussi à transformer avec la tête. Pour dépasser l'état de stress post traumatique, il a fallu sortir de la prison de ce mental qui ne faisait que renforcer l'angoisse et la peur. Et j'ai réalisé que ce que j'ai vécu personnellement peut s'appliquer à tous : les stresseurs aujourd'hui sont à l'extérieur mais surtout à l'intérieur. J'ai vu un grand nombre d'entrepreneurs sociaux et de personnes engagées, s'épuiser par manque d'écoute de leur corps, par manque de soin pour eux même.

Je suis convaincue que le corps est non seulement un raccourci pour aller développer des pouvoirs, mais il est aussi un écrin de sécurité. Cette sécurité, cet ancrage, on peut les retrouver physiquement dans le corps et en nous. Il y a un enjeu de reconnexion, de sentir ce qui se passe dans le corps. Si on est que dans la tête, on se coupe de nos émotions, de nos intuitions, de notre boussole intérieure. Ces alliés pour nous aider à traverser les zones d'incertitude d'un monde de plus en plus incertain et complexe ! Nous avons besoin d'activer nos autres formes d'intelligence, émotionnelle mais aussi somatiques. Le corps transforme et permet de vraiment incarner le changement que nous voulons voir. Aligner la tête, le coeur et le corps pour retrouver l'unité et son plein potentiel, pour retrouver le sens, individuel et collectif. Donc en 2017, j'ai décidé de suivre mes propres intuitions et de lancer ma propre organisation dans l'accompagnement à la transformation de l'individu, des organisations et de la société, en reconnectant le corps et l'esprit. J'ai l'intime conviction que c'est là qu'on va pouvoir peut-être récupérer la pièce du puzzle qui nous manque aujourd'hui et c'est là qu'on va pouvoir activer tous les super pouvoirs dont on a besoin pour cette nouvelle société à construire. On est en train d'épuiser nos ressources intérieures comme on épuise nos ressources extérieures. C'est pour cela que la question de l'écologie intérieure est essentielle et c'est cela que je souhaite apporter au projet Existence B.


Site Mojom

Site Alice Vivian

Site Institut des Futurs Souhaitables

Cathy Fourcade

J'ai un parcours de dirigeante dans de grandes entreprises (conseil, formation professionnelle). En 2007 j'ai pris le temps de faire un Master en PNL, une certification de coaching, une formation en hypnose érycksonienne et en kinésiologie - un sujet qui me passionnait depuis longtemps et que j'ai pratiqué pendant de plusieurs années à raison d'une journée par semaine. Puis j'ai créé ma structure, animé des formations et accompagné des organisations (conduite du changement, coaching d'équipe) sur Paris et en province. Après 3 années riches de sens, j'ai du faire des choix pour un meilleur équilibre vie pro et vie perso. Depuis quelques années, j'ai intégré Daesign, éditeur de solutions digitales innovantes, proposant des formations aux entreprises. Je participe au développement de Daesign en tant que directrice générale adjointe. Daesign est une filiale de Nathan, qui a intégré en 2019 le groupe Vivendi.

J'aime l'idée de créer des projets ensemble, de me sentir portée par une belle aventure collective, c'est quelque chose qui me plaît beaucoup. Et là, j'aimerais mettre mon expérience en entreprise au service d'Existence B. Il nous faut trouver la bonne manière de mettre en place une gouvernance efficace, faire en sorte de pouvoir confronter des idées différentes... Les relations humaines et la communication c'est complexe et crucial ! Savoir comment la réunion de différentes populations va pouvoir se faire. C'est le sujet le plus délicat parce qu'il faut faire matcher des personnes différentes et les amener à regarder le même soleil, les aider à faire cap commun.

Surtout j'aime les individus, dont je perçois rapidement les valeurs et les forces. Dans le projet Existence B, je souhaite contribuer au développement des potentiels humains, à cette idée que chacun-e accueille le meilleur de ses capacités et s'épanouisse, que chacun-e ait « un bonheur à préserver ».

J'aime beaucoup l'idée de contribuer au monde de demain, chacun à sa mesure, de participer à un projet de partage, d'équité, de créativité, toujours dans le sens du bien commun et d'une évolution saine et respectueuse.

Vivre en autonomie, respecter la terre, protéger notre environnement, partager et transmettre nos valeurs s'inscrivent dans l'ADN du projet Existence B.

Profil LinkedIn

Isabelle Poirette

Je suis la présidente de l'association Mille Variétés Anciennes, j'oeuvre à la protection des semences, garantes de la préservation de notre biodiversité cultivée.


Isabelle Delannoy

Je suis une tisseuse des communautés vivantes et humaines. Je crois au génie créatif de l'humain et de la vie et à leur pouvoir d'abondance lorsqu'ils sont liés. Je crois que chaque être humain est fondamentalement artiste et que la création, la beauté, l'encouragement de son talent dans la bienveillance sont essentiels à sa vie et à son épanouissement. Je crois que nous devons redevenir indigènes de nos terres.
Je suis ingénieur agronome et écoféministe, autrice et conseillère stratégique vers une économie régénératrice.
J'ai co-écrit avec Yann Arthus-Berrand le film Home, en 2009, libre et gratuit, pour informer sur l'état de la planète et du monde.
Je suis l'autrice de la théorie de l'Economie symbiotique qui formule les principes et les lois d'une économie régénératrice de la Terre, de la société et de l'économie, publié en 2017 et traduit en anglais et en chinois. Je me base sur l'observation de ce que les acteurs font déjà sur toute la planète et j'accompagne les entreprises, les organisations et les institutions à les mettre en pratique.
Je suis co-fondatrice de la Chaire partenariale d'Economie Symbiotique des Territoires avec le CNAM, favorisant la mise en place de démonstrateurs, la recherche action, les liens entre praticiens et universités et la formation à ces nouvelles pratiques. Je suis membre des Comités scientifiques du GeoParc Naturel Régional du Normandie-Maine, Conseil National de l'Ordre des Architectes, de Better We Better World, fondé par le Dalaï Lama, du conseil d'administration de la Fondation Mangroove ou la Musique au service de la Biodiversité, et membre de l'Advisory Board de Common Earth, le programme pour une économie régénérative du Commonwealth, que j'ai contribué à co-concevoir.

Je suis heureuse d'être co-fondatrice d'Existence B qui réunit toutes les dimensions qui me tiennent à cœur.

Site Symbiotique

Vikash Dhorasoo

Mes parents viennent de l'île Maurice, mes grands-parents d'Inde et je suis né au Havre. Je viens d'une cité HLM. J'ai joué au foot, d'abord au Havre puis dans plusieurs clubs à travers la France, puis en Italie au Milan AC et enfin au Paris Saint Germain, ce qui m'a amené à m'installer à Paris.
Dans le foot, il y a bien sûr le football business mais il y a aussi cet autre football, avec les valeurs du sport, qui permet de créer du lien social. C'est faire la passe à l'autre, faire avec les autres. On ne peut pas jouer au foot seul, ça n'existe pas. J'aime ce côté autant joyeux et combatif, courageux et léger du foot de banlieue.
Il y a un truc important chez moi c'est de ne pas oublier d'où je viens. Je viens d'un quartier populaire, je suis issu de l'immigration et j'ai bénéficié du système social français qui est très fort. Aujourd'hui, j'ai envie de renvoyer l'ascenseur.
Je suis devenu parrain d'Oxfam, une ONG présidée par Cécile Duflot qui lutte contre les inégalités et la pauvreté à travers le monde.Je suis aussi un militant anti-raciste à fond, je lutte contre toutes les discriminations c'est pour moi central dans le combat actuel - notamment quand on voit les violences policières. C'est tout ça qui a fait que je me suis toujours engagé. Pendant ma carrière j'ai été parrain du Paris Foot Gay. Ensuite j'ai créé l'association Tatane qui milite pour un foot durable et joyeux, on fait des choses dans les quartiers pour les gamines et les gamins, créer du lien social, du vivre ensemble, essayer de redonner confiance à des enfants.Je suis devenu parrain d'Oxfam, une ONG présidée par Cécile Duflot qui lutte contre les inégalités et la pauvreté à travers le monde.
Et puis récemment, je me suis engagé pour la première fois politiquement. Je n'appartiens à aucun parti, je n'ai pas de carte de parti et j'ai été tête de liste dans le 18ème arrondissement. C'est une liste tournée vers les classes populaires, anti-raciste, écolo et sociale.
Je m'engage parce que je veux représenter la diversité, ce qui est rarement le cas dans les grandes instances dirigeantes, dans les médias, dans la politique, dans le cinéma. La première discrimination touche les femmes mais après ce sont les Noirs et les Arabes, moi je suis d'origine indienne.
Donc dans le projet, si juste moi physiquement être là ça peut donner envie aux autres, c'est bien. Mes engagements sont vraiment liés à mes origines.
J'adhère vraiment à l'idée d'Existence B de casser l'entre-soi et de faire converger les luttes. Il faut qu'on s'allie, qu'on soit solidaire.
Et dans cet esprit, j'aime l'idée de créer un endroit joyeux, accueillant et résilient. Relever le défi de créer le monde dans lequel on voudrait vivre - en petit format - ça représente l'avenir notamment dans le contexte actuel.
Pour Existence B, je serai le garant de la mixité sociale et culturelle.

Site Tatane
Site Oxfam
Mon wikipédia 

Kim Grootscholten

Je porte publiquement la cause citoyenne universelle des sans domicile fixe. C'est pourquoi j'ai fondé l'ONG TOIT POUR TOUS. Je suis également fondatrice du premier éco-village social et solidaire suisse romand.

Entre 2018 et 2019 nous avons permis d'accueillir 63 personnes dont 27 enfants.

Cet éco-système s'est créé de manière organique à l'initiative de la société civile organisée en association, l'Association TOIT POUR TOUS.

Notre association concentre ses efforts et ses forces sur des projets immobiliers pour permettre l'accès au logement à des personnes sans domicile ou mal-logées en Suisse et à l'étranger.

Notre objectif est de voir se déployer des éco-villages à mixité sociale et à développement durable qui puissent tendre vers une autonomie en ressources et en énergie, proposer ces éco-systèmes aux maires de France.

Site Toit pour tous

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Patricia Arnoux

Directrice de l'association EVI'DENCE, Intervenante en Médiation Animale en milieu pénitentiaire.

Passionnée par l'humain et par l'animal, et surtout par les relations qu'ils entretiennent, j'ai débuté par des études universitaires en psychologie, suivies d'une formation de comportementaliste.

En 2004, en voulant donner du sens à ma passion, je traverse l'océan et me forme à « l'Institut de zoothérapie » du Québec, à la médiation animale basée sur ce lien Homme-animal qui existe depuis des millénaires. De retour en France, je mets en pratique cette nouvelle approche avec différentes populations. Bien vite je me rends compte que l'animal facilite non seulement la relation avec l'être humain, mais permet également d'entrouvrir des portes que la vie a parfois fermées chez des personnes isolées et fragilisées.

Dès 2008, m'appuyant sur ces observations, je crée mon association EVI'DENCE et mets en place pour la 1re fois en France, un projet innovant de médiation animale à la prison de Strasbourg en partenariat avec l'association TAAC https://www.dialoguesaveclanimal.org/taac/

En accompagnant ces personnes détenues, que je ne veux ni juger, ni excuser, j'ai simplement la conviction que les Hommes gardent toujours au fond d'eux une part d'humanité et de lumière, qui ne demande qu'à s'exprimer. Je pense aussi que les animaux peuvent catalyser cette expression et favoriser la relation entre tous les êtres vivants.

Afin d'améliorer ma pratique, je me forme pendant 4 ans à l'intervention systémique à l'Institut Gregory Bateson à Paris.

En 2015, afin de promouvoir la présence des animaux dans les lieux fermés, il me paraissait important de témoigner de cette expérience, de ces changements de vie de personnes en coécrivant un livre "Des animaux pour rester des Hommes" avec Mme ZINCK Sabine.

En 2018 et 2019, ce parcours, chaque jour enrichi par cette dynamique relationnelle inter-espèces, m'amène à présenter mon action à l'évènement « Dialogues avec l'animal » https://www.intuiteurs.org/ et à la 'Journée Mondiale de L'Altruisme » ( https://planetealtruiste.fr/). Dès lors je ressens que nos intentions résonnent avec la même profondeur sur le chemin de la cohérence et du respect du Vivant.

Ce sont toutes ces rencontres, cette pratique, cette passion et ces projets, et leurs valeurs que je souhaite partager avec Existence B...

Site Evi-dence 

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Anne BEAU

Après une enfance à la campagne au contact des animaux et de la nature, Anne est devenue fiscaliste, puis avocate d'affaires, métier qu'elle a exercé durant 30 ans au Barreau de Paris. Avec son mari Jean-Philippe, elle a acheté le Bouchot en 2002, une ferme vivrière de plus de 300 ans au coeur de la Sologne et a quitté définitivement Paris. Ensemble, ils ont remis de la vie dans les champs, qu'ils ont transformés en jardins forêts comestibles et dans les bâtiments qu'ils ont fait évoluer en chambres, espaces de vie et espaces de travail, en utilisant les outils de la permaculture. Avec le temps, le Bouchot est devenu un éco-lieu au sein duquel se croisent des hôtes d'une nuit, des woofeurs, des amis, des personnes en quête de sens, des entrepreneurs, tout un écosystème solidaire prêt à partager. Le Bouchot est un exemple de mise en oeuvre des trois premiers principes de la permaculture : Prendre soin de la Terre, des Hommes, créer de l'abondance partagée équitablement. En parallèle, Anne exerce dorénavant le métier de médiatrice. "La médiation entre parfaitement dans ce que nous développons ici au Bouchot ; concept ancré dans la résilience, la non violence, l'intelligence collective et tout ce qui permet à l'homme de grandir." Passionnée de plongée, Anne a parcouru le monde à la rencontre des dauphins ambassadeurs. Elle en a tiré un livre : « La rencontre ». 

Site le Bouchot

Clémence Marque

J'ai un double parcours de pharmacien et école de commerce. Toute ma carrière professionnelle à ce jour, je l'ai faite dans le conseil en stratégie pour les industries de santé et dans l'industrie pharmaceutique. Dès mon premier job, en 2004, peu après l'arrivée des génériques, j'avais été alertée par les premiers cris d'alarme de l'Académie de Pharmacie sur la nécessité de maintenir une production locale des médicaments essentiels en France. Comme tous les cris d'alarme en général, tout le monde s'en fout. Ces alertes n'ont jamais été entendues ni écoutées, et finalement, on se retrouve aujourd'hui dans un état de dépendance énorme. 80 % de nos médicaments sont fabriqués en Chine et en Inde. Que se passera-t-il si on s'engueule avec eux demain ? C'est une vulnérabilité colossale.  Ma prise de conscience a démarré en 2015, quand un pote m'a dit « comment ça, t'as jamais entendu parler de Jean-Marc Jancovici ? ». J'ai commencé à creuser, j'ai commencé à suivre Adrastia. Et j'ai lu « Petit traité de résilience locale » de l'Institut Momentum. Ça a été l'électrochoc, un shift de pensée pour moi, j'ai réalisé qu'on est fous de penser qu'on peut continuer encore longtemps comme ça, parce qu'en fait c'est matériellement et factuellement impossible. J'ai eu ensuite une période de boulimie littéraire sur le sujet du risque d'effondrement. Après je suis passée par une phase de transition, parce que comme beaucoup de cadres sup', ce qui est compliqué, c'est que tu as beaucoup à perdre en fait. La première décision que j'ai prise, ça a été de quitter Paris où j'étais, où j'avais toujours travaillé, pour rentrer chez moi dans le Sud-Ouest. C'était un réflexe de Carpe Diem, de me dire la vie, c'est maintenant. J'ai pris un nouveau poste dans l'industrie pharmaceutique qui m'a permis de rentrer à Bordeaux. Ça a été des années de souffrance, une impression de schizophrénie. Mon quotidien c'était l'avion, avec près de 100 vols par an, et des dizaines de milliers de kilomètres avec mon SUV de fonction. Un boulot qui était destructeur pour l'environnement, avec une utilité pour les patients qui n'était pas extraordinaire. Il y a eu cette espèce de choc des valeurs : c'est assez bizarre quand tu passes le week-end en stage de survie et que le lundi matin tu prends ton vol à 6h30 pour passer la journée en réunion à la Défense ! Tu prends comme une espèce de choc à chaque fois, avec l'impression d'avoir une double vie. Maintenant je suis en transition, je termine une formation agricole dans la production et transformation de plantes médicinales. En 2018, un peu avant de quitter mon dernier boulot, j'ai créé le groupe régional Adrastia Aquitaine et depuis 2019 je suis vice-présidente de l'association. Notre objectif final est d'accompagner les gens pendant une étape, en leur apportant information et soutien pour la prise de conscience du risque d'effondrement, puis d'aider chacun à trouver sa voie dans l'action.

Pour Existence B, je vais apporter ma connaissance globale du fonctionnement de notre système de santé, ses enjeux, ses vulnérabilités et les voies de résilience possibles. La résilience santé est un sujet qui est sous-traité. L'axe qui m'intéressait le plus initialement était d'explorer les vulnérabilités, mais finalement la crise du Covid19 l'a fait ! La santé c'est une dimension très large, mais aussi une des dimensions dans lesquelles tu ressens le plus le besoin de collectif, dans lesquelles tu peux te dire que la résilience individuelle elle est quasiment impossible. Il y a besoin de trop de choses : connaissances, savoir-faire, techniques, matériel, médicaments. Si tu veux commencer à essayer de fabriquer des médicaments dans ton garage, je te souhaite bien du courage ! Ce n'est pas forcément très high tech, parce qu'y a pas mal de ces produits qu'on produisait déjà dans les années 60/70, mais ça reste des produits relativement complexes et qui nécessitent une large échelle collective. On ne peut pas se passer de l'Existence A pour plusieurs raisons : techniques, mais aussi par rapport à toutes les pathologies et les désordres qui sont générés par l'Existence A. Parce que les gens qui vont arriver dans ce projet, ils viendront avec tout ça. Il faudra accompagner ces gens-là qui ont des pathologies liées au fait qu'ils ont grandi dans un environnement pollué ; ce qu'on respire, ce qu'on boit, ce qu'on mange est pollué. Notre façon de vivre est polluée aussi. Pour moi l'enjeu de la santé dans Existence B s'inscrit sur un temps long. C'est aussi faire de la prévention pour que la prochaine génération ait moins de besoins (en médicaments, en prise en charge) parce qu'elle aura moins de problèmes. Et ça, ça prend un temps fou. La question de la temporalité finalement, elle est essentielle dans ce projet-là. Et le souci dans la prise en compte d'une dimension santé, c'est qu'on ne pourra pas voir les résultats là tout de suite, y a pas de résilience sanitaire possible à court terme. C'est un gros challenge et pour autant, ce que je trouve génial, c'est d'essayer. C'est ça qui me plaît : le côté ambitieux du projet. Aller au-delà de ce qui paraît possible et/ou facile.

Site Adrastia

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Charles-Maxence Layet

Il est journaliste scientifique, spécialiste des nouvelles technologies de l'énergie, santé et environnement électromagnétique. Auteur de plusieurs ouvrages et films documentaires, en particulier 'L'Energie secrète de l'Univers', 'Quinton, le sérum de la vie', 'Futur 2.0', 'Les sacrifiés des ondes', et 'Electroculture et énergies libres'. Au service d'une information socialement responsable, Maxence Layet est également le directeur fondateur de Orbs, l'autre Planète, une revue Arts et Sciences d'aujourd'hui, créée en 2012. Co-auteur des films documentaires "Les sacrifiés des ondes", "Du Quinton contre la Hernie Discale" (BigBangBoum Films), et "Sous le feu des ondes" produit et diffusé par Arte en 2009, Maxence Layet est également directeur de collection aux Editions Tredaniel et Courrier du Livre, où il a notamment écrit, co-écrit ou supervisé les ouvrages "L'énergie secrète de l'univers", "Quinton, le sérum de la vie", "Electroculture et Energies libres", "Lumière : médecine du futur", "Le sang, révélateur de l'inconscient", "Le code caché des miracles de Jésus" et "Lakhovsky : le Génie des Anneaux". Ethnologue de vocation et journaliste par passion, Maxence Layet a suivi des études de sociologie, de prospective (CNAM) et de relations publiques (CELSA). En 2010 et 2011, il a travaillé au Parlement Européen en tant qu'assistant parlementaire, en charge des dossiers santé et environnement. Au service depuis plus de 10 ans d'une information socialement responsable, Maxence Layet est également le directeur fondateur de Orbs, l'autre Planete, une revue Arts et Sciences d'aujourd'hui, créée en 2012. A la manière de la mythique revue Planète, créée par Pauwels, Bergier et Richaudeau, Orbs aborde tous les aspects de l'oeuvre humaine, transcendant les clivages et les préjugés, dans une démarche intégrative et une vision globale. Ouvrage d'anthologie, beau-livre voyageur et visionnaire, Orbs explore les nouvelles manières d'être, de faire et de penser, en les reliant aussi avec l'essentiel des traditions et des savoirs ancestraux.

Site Orbs

INTERVENANT-ES

Formations et conférences sont données tout au long de l'année, elles sont également ouvertes aux personnes extérieures.

Céline Basset agriculture régénérative

Ces cinq dernières années passées en Asie du Sud Est ont réalisé mes rêves : trouver un modèle de micro-fermes visant à répondre aux problématiques de la temporalité dans l'autonomie alimentaire et de la régénération du Vivant. Car oui chaque écosystème a sa propre temporalité dans ses processus de régénération. Par exemple, notre échelle de temporalité humaine n'est pas calée sur la même échelle de temporalité d'un écosystème forestier.

Rien n'est plus important que de rendre à l'humanité son pouvoir de se nourrir et le pouvoir de régénérer le Vivant. Le biomimétisme est donc la clef d'une agriculture régénérative.

J'utilise l'aquaponie comme système de transition temporaire afin de restituer l'équilibre avec les méthodologies de l'agroécologie, l'agroforesterie et la biodynamie. 


Corentin de Chatelperon - low-tech lab

Ludovic Rouquette

Ancien militaire aguerri sur des théâtres opérationnels difficiles, agent de protection Rapprochée, intervenant chez "contact".

Dans ce contexte, à force d'observation, de lectures et d'apprentissages, il a créé une méthode de gestion émotionnelle et analyse comportementale et de profilage prédictif. L'intelligence émotionnelle joue un rôle primordial dans notre déroulement de vie, le fait d'analyser, de comprendre, d'utiliser nos émotions et celles des gens qui nous entourent, apporte une fluidité dans nos actions, notre communication et notre compréhension. Générant de ce fait, une cohésion sociale, une empathie générale et ce malgré un tempo social dégradé. 

Valentin Luiggi - cuisine

Prévention des dérives sectaires

Socialisation par le sport

Intervenant énergie

Secourisme

Atelier de création low tech

Intervenant permaculture